A la découverte de l’Île de Madinina

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  Géographie

La Martinique couvre une superficie de 1080 km², soit les deux tiers de la superficie de la Guadeloupe, pour 70 km dans sa plus grande longueur et 30 km dans sa plus grande largeur. Si c’était un signe du Zodiaque, elle serait sans doute, par sa forme, Scorpion ascendant Bélier. La densité de la Martinique est environ trois fois plus importante que celle de la France métropolitaine. Elle est beaucoup plus faible au nord, les pôles démographiques étant regroupés au sud, avec Fort-de-France, la capitale, et les stations du littoral.

Les mornes (petites collines), les pitons du Carbet et la montagne Pelée, point culminant au nord (1 397 m), donnent du relief à l’île, que l’on peut découper en trois régions :

 

  • Le Nord, avec une végétation tropicale, une nature spectaculaire (gorges, ravines), et le groupe montagneux composé des pitons du Carbet et de la montagne Pelée. Il offre de superbes balades aux randonneurs dans les vastes étendues du parc régional, entre forêts luxuriantes et rivières gazouillantes.
  • Le centre, avec la plaine du Lamentin, les deux grandes villes de Fort-de-France (chef-lieu) et Le Lamentin (aéroport) et plus d’un tiers de la population
  • Le Sud enfin, avec ses baies et ses anses où se lovent les fameuses plages, les mangroves et la montagne du Vauclin, un ancien volcan. Ce Sud, peu montagneux, compte les stations les plus fréquentées de l’île, Trois-Ilets, Anses-d’Arlet et Diamant à l’ouest, Sainte-Anne, Sainte-Luce et Le Marin à l’est.

Faune

La plupart des espèces présentes au début de la colonisation ont disparu des îles, comme le lamentin (phoque d’eau douce), l’agouti (petit rongeur) ou le trigonocéphale (serpent). Seuls les oiseaux (colibris, merles et autres oiseaux-mouches) figureront sur vos photos et finiront les miettes de votre petit déjeuner.

D’autres insectes également sont répandus mais inoffensifs : les ravets ou blattes américaines, dont on nous dit qu’ils seraient les seuls survivants d’une catastrophe nucléaire. Les blattes existaient avant les dinosaures, il y a 350 millions d’années, et elles sont toujours là, ayant résisté aux cataclysmes, aux inondations et aux diverses épidémies et destructions. A la nuit tombée, il est fréquent de les voir se faufiler dans les recoins de la chambre ou de la salle de bain.

Le grillon et le cabrit bois (genre de grande sauterelle) ne vous apparaîtront qu’en rêve, mais vous régaleront tous les soirs d’un concert de musique populaire animale, comprenant aussi le coassement des grenouilles.

Les colibris posés sur les hibiscus cohabitent avec les papillons aux coloris variés qui butinent les fleurs. Dans les forêts du Nord domine le siffleur des montagnes et, dans les sentiers, les ortolans, devenus si rares en métropole. Il ne reste qu’une seule espèce de serpents : le fer-de-lance, ou trigonocéphale. Pour information, il aime être à l’écart, dans les champs de canne, les forêts ou les sous-bois. Il est difficile à débusquer car il se cache devant les mangoustes, prédateurs des serpents, et les perroquets. Vous rencontrerez plus facilement des anolis (lézards) et des crabes sur les plages.

En résumé, il y a peu à craindre de cette faune plus bigarrée que méchante, plus insouciante que dangereuse, à l’exception de ces fameux moustiques, qui ne donnent pas dans les sentiments.

Flore

Fleurs, plantes, arbres, la richesse du sol et le climat tropical favorisent une végétation luxuriante. Bougainvillées, flamboyants, alamandas, balisiers, anthuriums, bambous, cocotiers, cannes à sucre

Après avoir essayé en vain d’acclimater en Europe les espèces tropicales, les botanistes ont compris que la Martinique pourrait, en revanche, devenir le terrain privilégié de précieuses plantes récoltées à travers le monde. La végétation de l’île est très diversifiée. Le contraste est surtout considérable entre les sols au niveau de la mer et les sommets. En effet, il pleut huit fois plus au sommet de la montagne Pelée qu’à Sainte-Anne.

Si les plages sont réservées à la contemplation de l’azur, au fur et à mesure que l’on gagne de l’altitude, la végétation devient de plus en plus dense. Sous le couvert de grands arbres tropicaux qui filtrent la lumière, les bégonias et les fougères tapissent le sol.

Plus haut, les magnifiques balisiers (héliconias) aux larges feuilles rubanées présentent d’énormes fleurs richement colorées, uniques dans le monde végétal. Ici, on les produit en grande quantité pour la vente locale et surtout pour l’exportation vers les grands ateliers français ou américains d’art floral. La rose de porcelaine, aux pétales cireux rosés et aux grandes tiges rigides, fait aussi le bonheur des fleuristes. De minuscules parcelles de terrain, sans cesse reconquises sur la forêt, sont plantées d’anthuriums aux fleurs rouges, roses ou blanches.

Editeur: aux-antilles.fr

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