Le cri de colère de l’écrivain Raphaël CONFIANT envers son peuple

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  17 janvier 2010, la Martinique décide à plus de 80% des voix de dire non à l’article 74 proposé par le gouvernement français et soutenu par une minorité d’élus de l’île. Sans état d’âme et convaincu de l’irrationalité de la chose, l’écrivain Raphaël Confiant clame son indignation en publiant sur son site des propos plus que outrageux envers le peuple martiniquais, dont voici quelques extraits:

Nous vous laissons juge de ce cri de colère:

«Péyi-a sé ta nou, sépa ta yo!» («Ce pays est à nous, pas à eux!»),?clamaient-ils en février 2009…

“Jamais à Cuba (communiste), ni à Barbade (capitaliste), ni à Saint-Domingue (social-démocrate), on ne verrait le pays bloqué durant plus d’un mois à cause d’une grève générale.

JAMAIS!

Au bout d’une semaine, les forces de police ou l’armée débloqueraient les routes, rouvriraient les commerces et entreprises, rétablirait la libre circulation des personnes et des marchandises. Il n’y a que dans ces colonies de consommation que sont la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane qu’une tellechose est possible.

Dans ces OVNI politiques, lePapa Blanc autorise ses chers enfants nègres à brailler, défiler, réclamer, exiger autant qu’ils le veulent. De toute façon, personne ne mourra de faim! Il les autorise même à proclamer que «le pays leur appartient désormais» et que le temps de la «profitation» est fini etbla-bla-bla…«Péyi-a sé ta nou, sépa ta yo!» («Ce pays est à nous, pas à eux!»), clamaient-ils en février 2009…

Le Papa Blanc se marre. Ses enfants nègres ne sontpas sérieux. Ils ne croient pas un mot à ce qu’ils disent. D’ailleurs, pourquoi ont-ils «déboulé» en février, mois du carnaval, et pas en octobre ou en novembre? La preuve : quand on leur organise une consultation pour savoir s’ils seraient prêts à entamer un tout petit début de commencement d’autonomie, ils battent aussitôt en retraite comme des «crabes-c’est-ma-faute». Oublié le «Péyi-a sé ta nou!»! Aux orties lesrodomontades du genre «Jou nouké ajounoupòkò wè jou»!
Tout le monde aux abris!

73% de «NON» en Guyane et 80% en Martinique. Donc si l’on comprend bien, les mêmes qui ont défilé et braillé en février pour faire plier l’État «colonialiste» votent aujourd’hui comme un seul homme pour rester à jamais enlacés dans les bras de ce même étatcolonialiste. Français jusqu’ad vitam aeternam, voilà ce qu’ils veulent être et rester !

À ces gens, je dis : allez vous faire foutre ! À ce peuple, je dis qu’il n’est qu’une sous-merde, un ramassis d’aliénés, d’alimentaires et de lâches. Une tâche sur la carte du monde, une salissure. Un étron.

Je comprends pourquoi vous ne voulez ni de l’autonomie et encore moins de l’indépendance. Dans une Martinique libre, comme à Cuba, à Barbade ou à Saint-Domingue, jamais vous n’auriez été autorisés à foutre la merde et à bloquer tout le pays pendant plus d’un mois.

Vous avez raison : restez français jusqu’à la fin des temps et continuez à brailler et à manifester régulièrement pour que lePapa Blanc vousaccorde 200 euros d’augmentation de salaire et n’augmente pas le prix de l’essence, même si le cours du brut augmente sur le marché mondial.

Adieu (ou plutôt «Au Diable!»)…

Raphaël Confiant

Chris-MADININA-REDAC

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